Meilleur LLM pour son entreprise : la question est mal posée
Cette page portait un classement de six modèles. Aucun d'eux n'existe plus sous ce nom. C'est le sort de tous les classements de LLM, y compris celui que vous êtes en train de lire ailleurs.
Quatre questions, elles, survivent aux versions. La première tranche le sujet en deux.
Question un : un abonnement, ou une intégration ?
Le mot LLM recouvre deux décisions qui n'ont rien en commun.
Un abonnement à un assistant se paie par utilisateur et par mois, se déploie en une journée et se change en un mois. La bascule coûte quelques réglages et un peu de pédagogie. C'est ce que cherchent neuf entreprises sur dix qui posent cette question, et c'est traité ailleurs sur ce site : voyez quelle IA choisir en entreprise, qui donne les cinq critères de cette décision-là.
Un modèle appelé par une interface de programmation s'intègre dans un produit ou dans un automatisme. Il se facture à l'usage, il porte vos données de production, et le remplacer coûte des semaines. Si c'est votre cas, la suite de cette page vous concerne.
Répondre à cette question avant les autres évite de comparer des prix qui ne se comparent pas.
Vous savez déjà ce que vous cherchez ?
Prendre rendez-vous avec France IAQuestion deux : quelle décision le modèle prend-il ?
Un modèle qui reformule un message avant qu'un humain le relise n'appelle pas les mêmes exigences qu'un modèle qui trie des dossiers sans relecture.
Dans le premier cas, une erreur se voit et se corrige, et la qualité brute du modèle prime. Dans le second, ce sont la traçabilité, la stabilité des réponses dans le temps et la possibilité d'expliquer une décision qui priment, souvent au détriment de la performance pure.
Une même entreprise a besoin des deux, et n'a aucune raison d'utiliser le même modèle pour les deux.
Question trois : où passent les données, et sous quel régime ?
Trois points s'écrivent noir sur blanc avant de signer : le lieu de traitement, la durée de conservation, et l'usage des saisies pour l'entraînement.
Les conditions varient d'un fournisseur à l'autre et changent au fil des offres, y compris chez un même éditeur entre l'offre grand public et l'offre entreprise. Sur ce que cela recouvre concrètement, voyez ce que change un modèle sur les données.
L'hébergement d'un modèle ouvert sur votre propre infrastructure répond à cette question par construction. Il n'a de sens que si une contrainte écrite vous l'impose, ou si le volume est important et stable : sinon vous payez en compétences internes et en maintenance ce que vous économisez ailleurs.
Question quatre : quelle est votre porte de sortie ?
Le fournisseur changera ses prix, ses conditions ou son modèle par défaut. C'est arrivé à tous, et cela arrivera encore.
Écrivez maintenant comment vous en changeriez. Où vivent vos consignes, vos jeux de test, vos données de référence. Si la réponse est qu'elles vivent dans l'outil du fournisseur, vous n'avez pas de porte de sortie, vous avez une dépendance.
Cette question ne se pose jamais dans les comparatifs, et c'est celle qui coûte le plus cher quand on l'a sautée.
La seule comparaison qui vaut : la vôtre
Le prix affiché du million de jetons ne dit rien de votre facture. Ce qui la fait, c'est le nombre de reprises.
Prenez vingt cas réels de votre activité, ni choisis ni simplifiés. Faites-les traiter par les deux modèles retenus. Comptez le coût total et le nombre de sorties inutilisables. Un modèle deux fois moins cher qui rate une fois sur cinq est plus cher, et vous ne le sauriez pas autrement.
Cette comparaison prend une demi-journée et remplace tous les classements. Elle a un défaut assumé : elle ne vaut que pour vous, et elle est à refaire quand vos cas changent.
Une équipe qui doit prendre cette décision travaille sur ses propres cas, ce que nos sessions au catalogue ne couvrent pas. Nous construisons alors le programme avec vous, sur vos vingt cas : c'est l'objet d'une formation IA sur mesure, en présentiel.
Réunissez vos vingt cas réels. Le reste en découle.