Midjourney vs Leonardo AI : ce qui les sépare vraiment
Midjourney vs Leonardo AI se joue rarement sur la beauté d'une image isolée : les deux en produisent de très bonnes. La différence apparaît quand il faut la deuxième image, cohérente avec la première, et quand il faut la publier.
Le critère professionnel n'est pas l'esthétique. C'est la reproductibilité.
La question qui tranche : une image, ou une série
Vous avez besoin d'un visuel pour un article de blog. N'importe lequel des deux outils vous le donne en trois essais, et vous serez content du résultat.
Vous avez besoin de douze visuels pour une plaquette, tous dans le même style, dont trois montrent le même personnage. La situation change complètement, et c'est là que le choix compte.
Posez-vous donc la question dans cet ordre : combien d'images, et doivent-elles se ressembler.
Vous savez déjà ce que vous cherchez ?
Prendre rendez-vous avec France IAMidjourney : le résultat d'abord, le contrôle ensuite
Midjourney donne très vite une image qui a du caractère. Sa force est un parti pris esthétique marqué, qui produit des visuels que l'on remarque, y compris quand la demande était vague.
Le revers tient au contrôle. Obtenir exactement ce que vous aviez en tête demande de reformuler, de relancer, parfois d'accepter une image proche plutôt que l'image voulue. C'est un dialogue, pas une commande.
Un point mérite d'être corrigé, parce qu'il traîne dans presque tous les comparatifs. Midjourney n'est plus accessible seulement depuis Discord : une application web existe. Vérifiez les modalités d'accès au moment où vous lisez, c'est ce qui a le plus bougé sur ce produit.
Leonardo AI : plus de réglages, plus de constance
Leonardo AI expose davantage de paramètres, et son interface le montre : elle paraît chargée au premier abord. Ce n'est pas une maladresse, c'est la contrepartie de ce qu'elle permet.
Cette surface de réglage sert précisément le cas de la série. Vous fixez un style, vous partez d'une image de référence, vous rejouez des paramètres identiques d'un visuel à l'autre. Le résultat est moins spectaculaire au premier essai et plus prévisible au dixième.
Pour un usage professionnel régulier, la prévisibilité vaut souvent mieux que l'effet.
Ce que les comparatifs oublient : le droit d'usage
Un visuel produit par une IA n'est pas automatiquement utilisable sur une plaquette commerciale, et c'est le point qui manque à la plupart des articles sur le sujet, y compris à la version d'origine de celui-ci.
Les éditeurs distinguent en général l'usage personnel de l'usage commercial, et certains ajoutent des règles particulières au-dessus d'un certain chiffre d'affaires. Ces conditions se lisent avant la production, pas après la mise en page.
La question de la propriété du résultat, elle, n'est pas tranchée de la même façon partout, et elle appartient à un sujet plus large que l'outil : voyez notre article sur ce qu'une entreprise risque avec l'IA générative.
Lisez les conditions. Elles coûtent dix minutes.
Comment trancher en une demi-heure
Ne comparez pas sur un sujet inventé. Prenez le dernier visuel que vous avez réellement acheté ou commandé, et demandez son équivalent aux deux outils.
Puis demandez-en une variante : même style, même personnage, autre scène. C'est cette seconde demande qui départage, parce qu'elle mesure la constance et non l'inspiration.
Regardez enfin le temps passé. Un outil qui donne l'image en trois essais et un outil qui la donne en douze ne coûtent pas le même prix, quel que soit l'abonnement.
Ce que cet article ne fait pas
Il ne donne aucun tarif et ne dit pas lequel est le moins cher. Les grilles des deux éditeurs ont changé depuis la première version de ce texte, et comparer des prix non relevés serait une affirmation invérifiable.
Il ne mesure pas non plus la qualité par un protocole. Nous n'avons pas de test indépendant à opposer aux démonstrations des éditeurs, et un avis esthétique non étayé ne vaut pas mieux que le vôtre.
Ce qui se transmet, c'est la méthode de comparaison sur votre besoin réel. Nous la travaillons en formation IA générative, en présentiel sur deux jours, 8 apprenants au maximum, donc chacun repart avec ses propres visuels et pas une démonstration.
Reprenez votre dernier visuel commandé. Demandez sa variante aux deux.